TDAH: reconsidérer la nature humaine

 

“Pourtant, le cerveau d’une personne ayant un TDAH n’est pas abîmé et ne comporte aucune lacune. La structure cérébrale, les connexions neuronales et l’équilibre des neurotransmetteurs sont hors-norme et non endommagés. Le cerveau est construit, organisé et se développe de manière différente et fonctionne par conséquent, différemment. De manière extrêmement simplifiée, nous pourrions dire que les personnes ayant un TDAH ont un cerveau perceptif qui traite l’information de manière différente.

Lorsqu’on voit le TDAH comme un trouble, on nuit considérablement à la personne ayant cette intelligence particulière. Nous renions par ce fait son mode de fonctionnement unique. Même aborder de manière la plus douce et la plus ludique, la suggestion de trouble et l’accent mis sur le traitement pharmacologique peuvent porter grandement préjudice aux personnes ayant un TDAH. Plutôt que de voir leurs forces potentielles et de miser sur le développement de celles-ci, nous empreignons une image négative de leur condition. Nous leur laissons croire que leur mode de fonctionnement est perturbé et que leurs réactions et émotions sont déséquilibrées et disproportionnées. Nous laissons croire qu’il n’y a qu’un seul et unique bon mode de fonctionnement et nous essayons de faire entrer les personnes ayant un TDAH dans le moule de la normalité, ce qui ne sera jamais possible. Nous travaillons à l’encontre de leur neurologie, de leur personnalité et de leur ressenti.”

 

Pour lire l’article complet sur le Huffington Post

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