L’indifférence des autres face à la douleur

L’indifférence des autres face à la douleur.

Comme tous les enfants, lorsqu’un enfant autiste pleure, lorsqu’il crie, c’est qu’il manifeste une souffrance. Quelle qu’elle soit.

S’il pleure et crie plus fort, c’est parce que cette souffrance en lui est vécue différemment… Elle est vécue à sa façon.

Même si la société admet que la douleur est vécue différemment d’une personne à l’autre, elle a globalement tendance à réduire à de simple « crises » les manifestations de souffrance des autistes.

Elle impose de gérer ces « crises ».
Dès lors, plus rien ne semble compter : la raison des pleurs et des cris est méprisée au profit de la paix aux alentours. Bien souvent, les personnes témoins ne cherchent pas à comprendre. Elles patientent et s’impatientent jusqu’à ce que le calme revienne. En dehors des proches, des aidants et des professionnels bienveillants, rare sont celles qui cherchent à identifier ce qui a pu induire une telle souffrance.

Cette sourde indifférence est évidemment perçue par l’enfant autiste. Il la voit, il l’entend et il perd confiance. Il se retrouve alors pris au piège entre la souffrance qui l’assaille et la minimisation quasi systématique de sa douleur.

L’enfant autiste ne pleure pas parce qu’il est autiste. Il pleure parce qu’il a mal… Lui aussi.

Chantal Loiseau

https://lefflorescence.wordpress.com

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