Le jour où j’ai parlé de mon anxiété

Il y a deux ans, notre fils a eu son diagnostic d’autisme, combiné à plusieurs autres comorbidités telles que l’anxiété.

Cela ne m’a pas surpris puisque moi-même je me suis toujours perçue comme étant quelqu’un de très anxieuse. Après avoir mis beaucoup d’énergie sur mon fils, avec les rendez-vous et tout ce qu’implique la course au diagnostic, il est venu le temps de penser à moi, la maman.

Cela m’a mené à consulter, pour moi cette fois, et très rapidement, et sans aucun doute, le verdict est tombé ; trouble d’anxiété généralisée avec attaques de panique.

Ce fût pour moi une délivrance de pouvoir mettre des mots sur mes maux et surtout d’en parler autour de moi.

Effectivement, dès l’annonce du diagnostic j’ai pris la décision de ne pas m’en cacher, de ne pas en créer une honte. Je voulais le dire mais aussi montrer à mon fils et ma fille qu’il ne faut jamais avoir honte ou avoir peur d’être ce que nous sommes.

Je me suis sentie très fière d’en parler d’autant plus que je ne me sentais pas capable d’une telle chose auparavant.

Je me suis sentie très soutenue, en moins de cinq minutes, je recevais des témoignages d’ami(e)s qui vivaient la même chose que moi et qui m’offraient leur écoute et leur expérience. Il n’y a pas à dire, en parler m’a libéré d’un fardeau, cela a fait tomber un masque trop longtemps porté. Je me montrais enfin sous mon vrai jour, je montrais enfin la vraie moi.

Le fait de parler de nos différences apporte un sentiment de compréhension, de part de d’autres, ainsi qu’une maitrise de soi. Je n’aurai plus peur de dire ce que je ressens ou de refuser quelque chose qui me fige. S’accepter tel que nous sommes permet d’être mieux dans sa peau, dans sa famille, dans sa vie.

Je me sens beaucoup mieux, bien sûr, je suis aidé par une thérapie et la médication, mais ce qui m’aide le plus c’est d’être libre d’être la personne que je suis.

Je vous encourage dès aujourd’hui à parler aux gens autour de vous, à consulter et à vous informer. Que vous vous sentiez anxieux ou déprimé, que vous pensiez être autiste, dyslexique, peu importe, parlez.

Le bien-être passe souvent par la compréhension et se comprendre soi-même est un très beau cadeau que vous pouvez vous offrir, et ce, dès maintenant.

Amélie Bastien

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