La personne autiste dans la société québécoise

 Quelle place la personne autiste a dans la société québécoise? Présentement, cette place est petite. Pourquoi? Je crois que c’est dû à la perception de leur condition.

 

En dehors de ceux qui côtoient l’autisme au quotidien, peu de personnes reconnaissent les besoins de ces personnes. On parle de guérir l’autisme. On parle de trouver la cause. Malheureusement, on ne parle pas de leurs besoins.

Quels sont leurs besoins? Les besoins sont simplement les mêmes que les personnes n’ayant pas cette condition neurologique. L’autisme est un état neurologique. Il en résulte des difficultés de communication, de socialisation et de sens. Ces difficultés sont simplement dues parce qu’elles diffèrent de l’état neurologique typique. Les personnes autistes communiquent mais différemment. Les personnes autistes socialisent mais différemment. Les personnes autistes utilisent leur sens mais différemment.

Au lieu de guérir ces personnes, il faut simplement les comprendre. Se mettre à leur place. Penser comme une personne autiste. Il existe un principe simple en communication pour s’assurer d’avoir bien transmit le message à son interlocuteur. Il s’agit de la rétroaction. Si les personnes neurotypiques pouvaient s’assurer que la communication passe bien avec les personnes autistes, les besoins de ces dernière seraient comblés. C’est le principe d’adaptation. On intègre la personne autiste dans la société à majorité neurotypique en améliorant ses moyens.

Présentement dans la société québécoise, les moyens sont peu existants. La majorité des personnes ne respectent pas l’intégrité des personnes autistes. Chez certaines personnes autistes, où la communication est difficile sur le plan verbal, les moyens pour qu’elles communiquent leurs besoins sont extrêmement limités. Ce qui peut causer des débordements, qui se traduisent en troubles graves du comportement. Ils prennent la forme de coups, morsures, gifles, etc. Ce qui crée encore plus la perception comme quoi l’autisme est un trouble.

Pourtant, si on prend tout ce qui cloche à comparer de la norme, on voit les diagnostics de troubles explosés. Le nombre de diagnostics divers est en augmentation chez les enfants et adultes québécois, autisme, tdah, dys etc. Tout simplement parce que nous voulons trouver ce qui cloche. Au lieu de tout simplement prendre la personne comme un individu unique. Si on pouvait prendre en considération son unicité et travailler avec elle pour qu’elle soit active dans notre société. Finalement, en agissant ainsi, les centres de personnes autistes seraient en meilleures conditions.

Alexandra Cyr-Giguère

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *